L'Histoire de Romine

La Genèse

Au commencement était le Néant. Dans ce Néant, apparue une flamme, flamme qui devint vie, vie qui prit conscience. Douée de conscience, la vie se donna un nom: Zirdegalik, le Créateur. Mais la conscience engendrait des problèmes. Le Créateur ressentait maintenant la présence écrasante du Néant, et la solitude… Il décida donc de créer d'autres vies. Il utilisa pour cela une partie de sa propre essence qu'il divisa en quatre, puis insuffla à chacune une étincelle de conscience.

La première était issue de la sagesse et de la grâce du Créateur, il la nomma donc Gôrturiel.

La seconde était issue de la force et de la volonté du Créateur, il la nomma donc Aztakh.

La troisième était issue de l'équilibre et de l'aspect changeant du Créateur, il la nomma donc Lômilak.

La dernière était quant à elle issue de la robustesse et de l'ingéniosité du Créateur, il la nomma donc Brokund.

Et Zirdegalik se réjouissait d'avoir maintenant ses “enfants” à ses côtés, car sa solitude disparut. Malheureusement, la présence du Néant tout autour d'eux était toujours aussi pesante et effrayante. Alors encore une fois le Créateur prit une décision. Puisant une nouvelle fois dans son essence, il en tira une parcelle de vie brute, qu'il baptisa Ophidian, le Monde. Puis, se sentant las après avoir autant utlisé de son énergie, il s'adressa à ses enfants:

“Je suis maintenant fatigué, et il me faut me reposer. Je vous charge tous les quatre de façonner Ophidian afin de combler le Néant, et d'en faire un lieu où nous pourrons vivre agréablement.”

Ceci fait, il s'endormit profondément. Gôrturiel, Aztakh , Brokund et Lômilak se mirent au travail. Utilisant l'énergie d'Ophidian, Gôrturiel tissa un voile, afin d'isoler le monde du Néant, créant ainsi le ciel. Aztakh, pour sa part, modela Ophidian, surélevant certaines parties, en abaissant d'autres, et se faisant, il créa les terres et les montagnes. Ensuite Lômilak remplit les creux laissés par Aztakh avec ce qu'il appela de l'eau, créant les mers et les rivières. Enfin Brokund se mit à creuser la terre, pénétrant dans les profondeurs d'Ophidian et créant les sous-sols de ce monde.

Mais après tout cela, les enfants de Zirdegalik n'était toujours pas satisfaits, aussi décidèrent-ils d'embellir leur travail. Gôrturiel plaça donc dans le ciel de magnifiques formes vaporeuses qu'il appela nuages, puis souffla dessus pour les déplacer. A l'aide de sa puissance incommensurable, il fixa ce souffle pour l'éternité, donnant naissance aux vents. Les nuages, sous l'impulsion des vents, dessinaient des formes diverses sur le voile protégeant Ophidian du Néant et se reflétaient sur l'eau de Lômilak, offrant un spectacle éblouissant. Aztakh lui, érigea d'impressionnantes colonnes de feu aux sommets de certaines des montagnes, créant les volcans. Puis il se consacra à l'embellissement des terres qu'il avait façonnées, en y apportant la végétation. Il imagina de très nombreuses essences végétales puis les dissémina à travers Ophidian, la recouvrant d'un vert manteau. Ensuite, Lômilak insuffla une petite partie de sa vitalité à l'eau qu'il avait créé, la rendant mouvante, changeante, fascinante. Puis s'inspirant de l'oeuvre d'Aztakh, il agrémenta les fonds marins de nouveaux végétaux, transformant encore les eaux, leur donnant de nouvelles teintes encore plus fabuleuses. Enfin, Brokund modifia l'essence des pierres, créant différents minéraux aux teintes plus somptueuse les unes que les autres. Cela achevé, les enfants de Zirdegalik furent fiers de leur création, et heureux de pouvoir vivre dans ce monde.

Mais rapidement, et bien qu'ils fussent quatre, ils ressentirent la solitude qu'avait ressentie leur père avant leur naissance, et ils éprouvèrent eux aussi le désir d'avoir des compagnons avec qui partager Ophidian. Ils redoutaient cependant la colère de Zirdegalik, et hésitèrent longtemps à faire quelque chose. Mais le Créateur dormait toujours profondément, et leurs envies furent bientôt plus fortes que leurs craintes. Utilisant comme leur père avant eux une partie de leur essence vitale, ils façonnèrent donc de nouvelles vies, à qui ils donnaient des formes diverses, et se faisant, ils créèrent les animaux, formes de vie très simples à l'intelligence limitée. Gôrturiel peupla ainsi le ciel d'oiseaux variés, animaux gracieux à son image. Aztakh s'occupa lui des terres, qu'il peupla d'animaux forts et volontaires, tout comme lui, Lômilak créa des animaux capables de vivre dans les eaux des rivières et des océans, et Brokund donna vie à des animaux robuste et sans peur qui puisse vivre dans les sombres tunnels du coeur d'Ophidian . Puis, afin que tous puissent se reposer, Gôturiel jugea bon que la lumière ne fut pas toujours aussi forte sur Ophidian. Il créa donc un second globe lumineux, qu'il appela lune, nettement moins puissant que le soleil, et fit en sorte qu'ils éclairent chacun leur tour un côté du monde. Se faisant, il créa le cycle des jours et des nuits, et pour la première fois, le temps fut mesurable sur Ophidian. Cependant, la lumière que fournissait la lune ne le satisfaisait pas, aussi fixa-t-il sur le ciel nombre de faibles points lumineux, qui seraient cachés par la forte lumière du soleil, mais qui rendraient les nuits légèrements plus claires. Et enfin les enfants de Zirdegalik furent pleinement satisfaits.

Les jours et les nuits s'écoulaient sereinement sur Ophidian. Gôrturiel, Aztakh, Brokund et Lômilak arpentaient leur monde en compagnie d'animaux, découvrant toutes les merveilles qu'ils avaient façonnées. Ils jugeaient avoir accompli pleinement la tâche que leur avait assignée leur père, et en ressentaient une grande joie. Cependant, le désir de création était fort en leur coeur, et ils voulurent bientôt parachever leur oeuvre avec quelque chose de grandiose : une nouvelle forme de vie, plus proche d'eux que ne l'étaient les animaux. Chacun se mit au travail, utilisant une grande partie de sa vitalité.

Gôrturiel façonna des êtres d'une grande beauté, à la grâce et à la sagesse inégalée, donnant naissance aux elfes.

Aztakh façonna des êtres puissants, capables de vivre n'importe où sur Ophidian. Il les dota d'une grande force physique, afin qu'ils puissent continuer à modeler le monde, et ils héritèrent de sa volonté inébranlable. Ainsi naquirent les orques.

Lômilak façonna quant à lui des êtres qui reflétaient sa nature équilibrée. Ils étaient certes moins beaux et sages que les elfes, mais n'étaient pas non plus laids ou stupides. Ils n'étaient guère aussi forts ou volontaires que les orques, mais sans être chétifs ni apathiques. Non, ils étaient tout cela à la fois, et là était leur force. Ce peuple était celui des humains.

Brokund façonna de petits êtres à la barbe fournie et aux sourcils broussailleux qui peupleraient le sous-sol d'Ophidian. Ils reçurent un corps robuste, inébranlable, comme la roche sous laquelle ils allaient vivre et héritèrent d'une remarquable intelligence quand il s'agissait de modeler les minéraux. Ainsi furent créés les nains.

Les quatre puissances installèrent ces nouveaux venus sur une partie d'Ophidian qu'ils appelèrent Romine, et commencèrent à les instruire de leurs savoirs. Longue fut leur éducation, mais à son issue, les quatre peuples purent parcourir le monde librement.

Les elfes restèrent auprès de Gôrturiel, et se mirent bientôt à créer maintes choses : constructions, vêtements, bijoux… Ils utilisaient les ressources d'Ophidian, et les transformaient en quelque chose de nouveau, de splendide, avec l'aide émerveillée de leur père.

Les orques suivirent Aztakh à la découverte du monde, l'arpentant sans cesse, sans jamais se fixer, et bientôt Ophidian et surtout Romine n'eurent plus aucun secret pour eux. Ils gravissaient les montagnes, parcouraient les forêts, et partout leur force leur servait à régler les détails qu'avait ignorés leur père.

Les humains faisaient un peu de tout sous l'oeil amusé de Lômilak. Ils construisirent aussi nombre de choses, mais moins bien que leurs cousins les elfes. Ils explorèrent eux aussi le monde, bien qu'ils aient plus de mal que les orques à s'éloigner de Romine. Mais ils apprenaient de leurs cousins, dans tous les domaines, et sans jamais les égaler, ils s'amélioraient.

Les nains fouillèrent le sous-sol de Romine de fond en comble en compagnie de Brokund à la recherche de minerais précieux qu'ils utilisaient pour parer leur habits. Ils construisirent de magnifiques villes de pierre et de métal dans des tunnels reculés dont la splendeur éclairait ce monde souterrain privé de lumière.

Puis enfin un jour, Zirdegalik sortit de sa longue torpeur. Il contempla longuement Ophidian, telle que l'avaient modelée ses enfants, et Il fut heureux de ce qu'Il vit. Le ciel, les mers, les terres, les vents, le soleil, la lune, la végétation, tout le ravissait, mais plus particulièrement les animaux et les peuples de Romine ! Il fut émerveillé de constater que ses enfants s'étaient montrés capables de créer des choses aussi splendides, et lorsqu'Il s'adressa à eux, ce fut d'une voix pleine d'amour et de fierté :

“Mes enfants, vous avez parfaitement su combler mon désir, et Ophidian est devenue plus belle que Je n'aurai jamais pu l'imaginer. Nous pouvons maintenant vivre en paix en ce lieu, et continuer à l'embellir, pour notre plus grand plaisir, et celui des êtres qui sont vos enfants. Il est temps de profiter maintenant!”

Et la vie repris son cours sur Ophidian, plus agréable que jamais. Sous la houlette de Zirdegalik et de leurs créateurs, les peuples de Romine grandirent en force et en sagesse. Ils bâtirent des villes aussi colossales qu'éblouissantes de beauté. Ils explorèrent les moindres recoins d'Ophidian, répertoriant les animaux et les plantes. Ils développèrent de nombreux arts : musique, chanson, peinture, sculpture, danse…

Malgré tout, Gôrturiel, Aztakh, Brokund et Lômilak désiraient une dernière chose. Ils hésitèrent longtemps avant de s'en ouvrir à leur Père, mais encouragés par ce qu'Il avait dit à son réveil, ils finirent enfin par Lui demander :

“Père, dirent-ils, vous nous avez à de nombreuses occasions avoué que Vous trouviez nos enfants parfaits en tous points. Cependant, il leur manque quelque chose que nous n'avons point été capables de leur offrir, et pour laquelle Vous seul pouvez faire quelque chose…
- Et qu'est-ce donc ? demanda Zirdegalik.
- Et bien Père, c'est très simple : ils n'ont pas comme nous la possibilité de donner la vie à leur tour!”
répondirent-ils.

Le Créateur fut surpris par cette requête, et demanda à ses fils de Le laisser seul afin qu'Il puisse y réfléchir sereinement. Sa réflexion se prolongea un long moment : Il comprenait le désir des peuples de Romine et des animaux de pouvoir eux aussi donner la vie, mais entrevoyait toutes les conséquences que cela pourrait avoir… Il entrevit cependant une solution qui, même si elle était difficile, était la meilleure en tous points.

Il appela ses enfants le lendemain.

“Mes fils, dit-il lorsqu'ils furent réunis auprès de Lui, J'ai bien compris votre requête, et y apporte aujourd'hui une réponse… Mes enfants, je vous présente votre soeur: la Mort…”

Jolmat - Histoire des hommes

Journal de Ifilser'-El-Tabrack

L'Oeil d'Omniscience

ACTE 1 : L'artefact

Il était des ages, durant les quels les nains vivait encore isolés dans le cloaque, ou une confrérie nommé, l'artefact, réunissait les 8 mages les puissants toutes races confondues : 2 humains, deux elfs, deux orcs et deux mort-vivants.

L'artefact voulait restauré l'équilibre sur Romine. Sa puissance était telle qu'aucune escouade ne pouvait ne serait-ce qu'espérer la victoire.

A cette époque, l'Artefact fut à l'origine de nombreux sorts et enchantements. On lui doit par exemple les invocations de familiers.

L'un de ses plus puissants sorts et qui fut perdu durant plusieurs siècle était “l'œil d'omniscience” …

ACTE 2 : Celui qui sait tout sur tout et tous.

Durant des décennies, l'Artefact cherchait un moyen de réunifier Romine. Plusieurs tentatives furent menées pour restaurer l'unité des 4, mais cela était peine perdu.

Puis un jour, l'Artefact réussie à créer un sort si puissant, que s'il venait à tomber entre les mains d'une des races de Romine, alors cela lui donnerait un avantage tel quelle pourrait alors supplanter les 3 autres : l'œil d'omniscience

Celui ci pouvait révéler tout sur tout et tous, qu'il soit sur Romine ou dans Romine. Mais plus que cela, il permettait également de passer au-delà des limbes, et de tous savoir sur tout et tous sur les 3 plans qui composent l'univers : Venice, Xaeno et Babel.

ACTE 3 : La Cinquième

L'œil d'omniscience qui pouvait tout voir sur tout et tous permis à l'Artefact de découvrir ce qu'il interpréta au début comme un 4ème plan.

Mais rapidement, Les 8 sages comprirent qu'il n'en était rien, car aucun point commun ne fut relevé entre Romine et cet autre monde. Ils n'y trouvèrent aucune trace des 4, de nouveau monstres leur apparurent, mais plus que cela, ce monde lui même semblait vivant.

L'œil d'omniscience leur décrivit ce monde si bien, qu'il leur en donnant même le nom : Le cloaque.

Et ce monde était ici, dans Romine, Si proche et pourtant si inaccessible. Celui ci était composé d'une race, les nains, maitre dans l'art de la mine.

ACTE 4 : L'espoir évanouie

L'artefact voyait en ce nouveau monde enfin le moyen d'accéder au rêve pour le quel il avait œuvrer depuis si longtemps, rétablir la paie et la prospérité sur Romine.

Il serait facile de ranger cette nouvelle race, vierge de toute influence, du coté des sages et, la puissance de l'artéfact combiné au nombre des représentants de la race Naine permettrait de faire plier la volonté des 4 et d'établir les bases d'une nouvelle aire.

Mais le cœurs des vivants est facilement corruptible par le pouvoir, et certains membres y virent surtout le moyen de se rendre le maitre incontestable de Romine.

L'œil d'omniscience au mains d'un chef qui serait à la tête de toute une race pourrait facilement dominer le monde connu.

ACTE 5 : La fin du rêve

5 des 8 sages voulait utiliser l'œil d'omniscience pour diriger l'armée des nains pour se rendre maitre de Romine. Les 3 autres, quand à eux, voulaient se servir de cette providence afin d'instaurer une nouvelle paix.

Mais les 3 sages savaient qu'ils ne pourraient contenir très longtemps les assauts des 5 renégats. Ils décidèrent de faire ce qui semblait être l'unique solutions pour que ces plans d'asservissement ne puissent voir le jour : Détruire l'œil d'omniscience.
Celui ci ne pourrait être restauré, la puissance des 8 ayant été nécessaire pour le concevoir, elle l'était également pour le ressusciter, mais pour sa destruction aussi.

L'un des 3 pris l'œil d'omniscience et tandis que les 2 autres repoussaient les attaques des renégats, l'œil fut brisé en 5 parties, une par pouvoir constituant l'œil d'Omniscience, et dispersé sur et dans Romine.

Il s'en suivie une guerre fratricide dont Romine porte encore les stigmates.
Le lieu sacré qui répond au nom de “cercle de pierre” n'est autre que le vestige d'un cratère provoqué par un sort lors de la plus terrifiante des batailles, celle là même qui sonna le glas de l'Artefact.

L'Artefact n'était plus, seul les fragments de l'œil d'omniscience pouvaient témoignés de cette sombre période que même le temps taisait.

ACTE 6 : Ressurgis du passé

Et c'est ainsi que l'œil d'omniscience resta des décennies caché à la vue de tous et qu'il ne reste de l'Artefact que le vague souvenir d'une escouade contre nature. Mais les batailles que se livraient les 4 finirent par faire ressurgirent les fragments de l'œil d'omniscience. 4 d'entre eux refirent surface, mais bien plus que cela, ils furent en partie compris et utilisés.

De celui qui permet de lire au profond de tous naquit le” sondeur d'âme”, mais celui ci ne peut sonder qu'un seul vivant à la fois et à la condition de connaitre son nom alors qu'il pouvait le faire sur tous les êtres vivant, Rominiens, monstres et familier simultanément et sans devoir en dire le nom.

De celui qui lie les frères entre eux naquit le “menu escouade”, mais l'œil d'omniscience pouvait le faire sur toutes escouades et toutes races confondues.

De celui qui permet de voir tout être vivant au delà même des ombres naquit La “carte magique de stratégie”, mais celles ci à une portée amoindrie et ne fonctionne qu'en surface, alors qu'il couvrait l'intégralité de Romine aussi bien que le dédale.

De celui qui permet de s'exprimer sans parler naquit le “chat” prononcé “tchat”, mais son utilisateur a besoins de voir ceux avec qui il désire “parler”, alors qu'il permettait de le faire en tout point de Romine.

Mais il restait le 5eme et dernier morceau….

 
environnement/histoire/accueil.txt · Dernière modification: 2010/06/24 14:27 par vanar_rhonin_doom
 
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